Forum des PeuplesTous ensemble pour construire un monde juste et solidaire ! Contre-sommet africain au G8 - 4ieme �dition
 

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Pour une alternative de développement agricole au Mali

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L’après forum des peuples de fana

Point de presse du FSM Bamako 2006


Pour une alternative de développement agricole au Mali

Notre pays, depuis un certain temps, traverse une situation alimentaire difficile du fait d’une pluviométrie mal répartie dans le temps et dans l’espace, de l’invasion en 2004 des criquets pèlerins et d’une absence de politique de développement agricole tourné vers la satisfaction des besoins fondamentaux de notre peuple.
Le processus actuel de développement agricole dans notre pays s’inscrit dans le cadre d’une politique globale de développement économique nationale, extravertie et dépendante. C’est-à-dire que le développement est tourné vers la satisfaction des besoins du marché mondial dominé par les sociétés multinationales du capital financier qui recherche la spécialisation de certaines productions d’exportation non valorisées et l’importation des produits et équipements industriels de base.
Les effets induits par cette option se vérifient à travers la priorité accordée aux cultures destinées à assurer la compétitivité d’autres industries et économies nationales du système capitaliste mondial, la marginalisation des cultures vivrières au niveau de l’exploitation agricole, l’aggravation des contrastes entre zones agro écologiques qui a abouti à une discrimination de fait consistant à la mise en valeur du « Mali utile », à savoir les terrains qui sont dotés de facteurs naturels favorables au développement des productions demandées par le marché mondial.
Ces terrains seront érigés en pôles ou en îlots de croissance tandis que le « Mali diffus », autrement dit les régions rurales sans facteurs naturels exceptionnels, sera laissé pour compte, voué à un déficit vivrier structurel et à pourvoir en main d’œuvre les espaces agricoles modernisés et à l’exode vers les centres urbains ou à l’émigration.
Il y a aussi la logique productiviste qui pousse l’État à encourager l’utilisation abusive ou inappropriée d’engrais chimiques avec les conséquences désastreuses sur l’environnement.
Dans un contexte international marqué par l’impuissance des pays du tiers-monde face à la volatilité du marché international, par la tendance lourde à la dépréciation des prix causée par la politique de subventions agricoles et par l’accentuation d’une politique interne de ponction sur les revenus des producteurs de coton, on enregistre une baisse structurelle de revenus des producteurs et une paupérisation des populations rurales. On assiste aussi à la création de filières agricoles à rentabilité très problématique, des pertes répétées de revenus d’exportation ainsi que des déficits persistants de la balance des paiements du Mali.
On assiste aussi à une concentration des terres fertiles ou aménagés au profit des agriculteurs nantis qui par surcroît sont de plus en plus de opérateurs qui n’exercent pas leur activité principale dans le secteur agricole.
En sommes, on assiste au développement d’une dynamique sans les paysans agriculteurs voir même contre leur intérêt qui ne fait que les confiner dans la précarité et l’insécurité permanentes.
L’État malien doit assumer son rôle de concepteur et de maître-d’œuvre des politique de développement économique et social, il doit assurer une sécurité alimentaire qui constitue un véritable objectif de stabilité politique. Une stratégie pour y parvenir est de partir de nos besoins nationaux et des ressources du territoire pour protéger notre agriculture des menaces de la concurrence internationale. Il faut articuler l’agriculture à l’industrie, améliorer les revenus des producteurs, transférer le surplus en main-d’œuvre vers le secteur industriel, développer les filières agro-alimentaires par la fourniture d’équipement en amont et la mise en place d’industries de transformation agro-alimentaire en aval.
L’État doit mettre en place un système d’assurance contre les risques liés à l’activité agricole, protéger le statut socioprofessionnel des agriculteurs par un dispositif juridique, sécuriser l’accès des vrais agriculteurs au foncier par la mise en place d’un cadre réglementaire adéquat. Le principe « La terre aux paysans et non à ceux qui la travaillent en tant que simples agriculteurs exploitants. » doit être le support d’une politique agricole véritable et conséquente. Enfin, l’État doit développer un partenariat stratégique avec les ONG et les opposants aux OGM pour contrer l’avancée des firmes transgéniques et les promoteurs de l’agro-busness.

COLIBALY DOH CAD/AMLI

 
Forum des Peuples 2005 - Fana, Mali.
Coalitions des Alternatives Dette et Développement (CAD-Mali)

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