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Koulikoro 2008
Revue de la Presse

Presentation de la ville hôte

Koulikoro, la deuxième région administrative du Mali, abrite la septième édition du Forum des Peuples au Mali, du 6 au 10 juillet 2008.

A l’instar de beaucoup de villes maliennes, l’origine de Koulikoro remonte loin dans l’histoire. Selon la tradition orale, la ville est une vieille citée de l’Empire du Mali.

En effet, c’est autour du site de Koulikoro qu’a eu lieu la bataille décisive en 1935 entre Soundiata Keïta et Soumangourou Kanté, figures historiques emblématique respectivement empereurs du Mandé et du Sosso.

Le mot Koulikoro désigne en bambara « au pied de la montagne » autrement dit « la vieille montagne ». La présence des huttes animales, des monts mandingues en est un témoignage éloquent d’où le « Nianan Koulou » un
important site historique et mythique.

Selon la même source, Koulikoro serait fondé vers 1800 par un chasseur dénommé Dioba DIARRA, venu de Ségou en compagnie de ses frères. Il s’installa d’abord sur la rive droite du Niger à Kili, puis il aurait traversé le fleuve pour s’installer à nouveau à Kayo à 6 Km de la ville actuelle de Koulikoro. Il fonda par la suite un hameau de culture sur le site actuel de la ville à cause de la fertilité des glacés de la montagne d’où alors le nom Koulikoro.

La ville de Koulikoro est jumelé plusieurs villes occidentales, notamment :

  • Quetegny (Dijon), en France
  • Bous, en Allemagne.

Ce régime administratif fondé sur une base e coopération décentralisée, donne à la ville de Koulikoro voir toute la région , un rayonnement ayant dépassé les frontièreS du Mali et de l’Afrique.

L’agglomération s’est agrandie au fil des temps pour former une principauté Bambara. Le « Meguétan » tributaire du roi de Ségou, Damonzon DIARRA. Les Singaré et les Fofana, sous la pression d’El Hadji Omar, venus de Kaarta vers 1850 se sont installés à Koulikoro en paisibles cultivateurs et pasteurs avant de devenir d’intrépides pêcheurs du Niger.

La ville de Koulikoro a subi des mutations sur le plan administratif. En effet en 1889 a eu lieu le transfert de la subdivision de Bambara à Koulikoro. Il a été ensuite érigé en chef lieu de cercle de Koulikoro le 17 avril 1957. Il fut successivement commune de moyen exercice avec le commandant de cercle comme Maire en 1960, commune de plein exercice en 1960 et en fin capitale de la deuxième région économique du Mali en 1977. Kayo fut rattaché à la commune à la suite de la décentralisation visant à un découpage territorial du pays.

Le cercle de Koulikoro a un relief fort contrasté, constitué de plateaux, de plaines et d’escarpements rocheux. Les altitudes sont très variables (290 à 380m). Ce paysage n’est pas favorable à la circulation des cours d’eau.

Le Niger constitue la principale artère fluviale de la commune de Koulikoro. Son régime est tropical. Il est la principale source en eau des populations de la dite commune. Les eaux de surface sont complétées par des riches nappes phréatiques dont l’exploitation reste difficile.

La commune de Koulikoro connaît un taux de croissance assez élevé (2,3% en 1987 et 3% en 1998). On estime sa population à 28 670 habitants (recensement général de la population et de l’habitat 1998). Cette population a connu une augmentation très rapide . L’effectif est passé de 16 134 habitants en 1976 à 20 795 habitants en 1987 et à 28 670 en 1998 soit une augmentation de 43, 72% en 22 ans.

La population de la commune de Koulikoro est essentiellement composée de Bambara., Songhoï, Peul, Sarakolé et Dogon. L’ethnie dominante est le Bambara. La langue dominante est le Bamanankan, l’islam est la religion des populations.

Les activités rurales concernent l’agriculture, l’élevage et la pêche. L’agriculture est basée sur les cultures vivrières et de rente. Les cultures vivrières sont le riz, Sorgho, maïs etc. et les cultures de rente produites sont l’arachide, et le coton. Les cultures maraîchères et fruitières complètent celles – ci ainsi que les produits de cueillette et de ramassage (Néré, Karité, ...).

La ville abrite des unités d’industries modernes et les ateliers artisanaux. Cela s’explique par la présence de l’eau. De nombreuses unités industrielles sont implantées. On peut citer entre autres l’HUICOMA (Huilerie Cotonnière du Mali) qui a remplacé SEPOM (Société d’Exploitation des Produits Oléagineux du Mali, l’INACOM Mali (Industrie Navale et de Construction Métallique du Mali, créée en 1991, GMM (Grands Moulins du Mali), elle s’occupe de la transformation du blé en farine et du décorticage du riz, OMIUM SA, installée sur le site du Grand Moulin, s’occupe de la fabrication des piles Mansa.

Source : Jubilé 2000/ C.A.D - Mali Antenne de Koulikoro Avril – Mai 2004.
Plus de 2/3 (64%) sont, soient des ouvriers, des paysans ou exerçant des activités informelles. Ce qui est l’expression de la pauvreté dans la commune de Koulikoro.

Dans cette commune urbaine la CAD Mali dispose d’une antenne servant de bureau de représentation et d’exécution projets et programmes.

Le choix de la région de Koulikoro pour abriter la septième édition du Forum des Peuples se justifie par la pertinence des thématiques exprimées par l’antenne (l’eau potable, la privatisation de l’HUICOMA, Assainissement de cette ville riveraine, la gestion des ressources et la question de l’emploi). A ces thématiques s’associe la pertinence des propositions faites lors de la campagne de restitution des actes de la sixième édition. De surcroît, la nécessité de disposer d’un site adéquat en ce qui concerne les infrastructures d’accueil, d’hébergement, et l’accès à des sites d’ateliers et de conférence en plénière en sont des éléments de motivation.

En effet, la région de Koulikoro dispose en son sein bien d’opportunités du genre à favoriser la tenue d’un tel événement ; entre autres opportunités de logistique on retient :

  • Le stade municipal
  • LA Salle Siramory Diabaté
  • Les bâtiments de l’IPR (Institut Polytechnique Rural)
  • L’hôpital régional et les nombreux CSCOM (Centres de Santé Communautaires) et divers centres locaux de soins
  • Les hôtels et restaurants.

Dans cette contrée périurbaine située à 60 km de la grande agglomération de Bamako, les eaux du Djoliba, ou le fleuve Niger coulent vénérablement en emportant des tas d’immondices découlant de plusieurs facteurs de pollution :

  • les usines y déversent directement leurs eaux souillées ;
  • les femmes teinturières et celles fabricantes du savon artisanal, du fait des colorants et les diverses matières usées mêlés aux eaux de teinture qu’elles y déversent tout au long de l’année, également ont une part importante de responsabilité dans la dégradation de la qualité de l’eau du fleuve Niger ;
  • les maraîchers, en quête d’une subsistance, contribuent à accentuer le phénomène en raison de la quantité importante de pesticides et d’engrais chimiques.

La thématique de l’eau potable est donc une thématique centrale à l’évènement, à coté de celles de l’agriculture, de l’élevage et de a pêche, donc de la souveraineté alimentaire.

En vue de la tenue des activités pédagogiques, administratives et d’accueil et d’hébergement, le site officiellement retenu pour abriter le forum à Koulikoro en 2008, est l’espace de l’Institut Polytechnique Rurale de Koulikoro (IPR).

 


Forum des Peuples 2008 - Koulikoro, Mali.
Coalitions des Alternatives Dette et Développement (CAD-Mali)

Contact : contact ATr forumdespeuples.org