Tous ensemble pour construire un monde juste et solidaire ! Contre-sommet Africain au G8 - 8ieme édition
 

Les nouveaux concepts idéologiques en faveur de la guerre et contre la paix : Origines et concepteurs.

Nouhoum Keita
Journaliste RJMD


Depuis bientôt deux décennies, le monde entier est placé sous la coupe des milieux financiers et des grandes firmes multinationales qui y exercent une emprise sans précèdent .
Après la fin de la guerre froide et l’effondrement général du communisme, les nouveaux prophètes de la mondialisation néolibérale avaient prédit un monde de paix et de prospérité.

Malheureusement leurs prévisions se sont avérées fausses : Le monde n’a connu autant de crises avec ses affrontements sanglants, le surgissement des sectes criminelles et mafieuses, l’effondrement des Etats, les conflits ethniques ou régionaux de basse intensité dans les anciennes républiques soviétiques et en Afrique. Et aussi paradoxale que cela puisse paraître, la course aux armements (conventionnels et nucléaires) s’est intensifiée, et les signes avant-coureurs d’un durcissement de ton entre la Russie et les Etats-Unis à propos du bouclier anti-missile et l’élargissement de l’OTAN aux frontières de la Russie montrent bien qu’on est loin de cette vision idyllique d’un monde de paix et de sécurité.

La militarisation de l’économie mondiale avec le renforcement des complexes militaro-industriels aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, la collusion entre l’ État, le Capital et les médias sont les signes caractéristiques de notre époque. Ces signes montrent à l’évidence que le monde vit une période d’instabilité politique et économique qui se traduirait par des guerres de conquête impérialistes, de contrôle des ressources naturelles stratégiques des pays les plus faibles, de manipulation des esprits.
La guerre en Yougoslavie, l’invasion américaine de l’Irak, les menaces d’agression contre l’Iran, la Corée du Nord, les menées criminelles de l’armée israélienne contre les territoires palestiniens et son refus obstiné d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, l’impuissance de l’ONU à faire appliquer aux plus forts les principes élémentaires du Droit à l’indépendance, à l’autodétermination et à la souveraineté des Etats sont autant de raisons de croire que la paix reste difficile à trouver. Les puissances capitalistes ont construit un dispositif structurel de maintien de l’ordre politique, idéologique. Aucun Etat ne doit et ne peut remettre en cause ce dispositif, au risque de se voir attaquer par une « coalition de nations démocratiques » regroupées dans l’OTAN et largement soutenue par les « médias » lesquels sont devenus les relais des intérêts des multinationales.

En mettant à nu les différents membres de ces « médias bien pensant » qui siègent dans les conseils d’administration, les Conseils de surveillance, ou Comités Consultatifs internationaux, ou en faisant une étude classique du morcellement de leur actionnariat, on découvre que derrière leur « indépendance de façade », ces médias sont le meilleur moyen de conditionnement idéologique de l’opinion dans la perspective des guerres qui sont programmées par ces puissances capitalistes. Certaines télévisions publiques et grandes Agences Internationales de presse, premières pourvoyeuses d’information sont désormais verrouillés par ces mêmes milieux industriels et financiers. La convergence d’intérêts, les participations croisées dans les instances dirigeantes des principales multinationales et l’appartenance communes à certains clubs privés, suffisent à dessiner le profit de cette nouvelle classe dirigeante des médias.

Pour comprendre le monde de l’après-guerre froide, des géostratèges et des spécialistes des relations internationales, ont tenté de se forger de nouveaux instruments d’analyse pour comprendre le contexte historique et avancer des thèses nouvelles sur la marche de l’humanité. . Parmi eux, Francis Fukuyama, chercheur américain en Sciences politiques avec son concept de « fin de l’histoire ».
Francis Fukuyama et la « fin de l’histoire »
Pour lui, notre monde, après la chute du mur de Berlin en 1989, entrait dans une nouvelle ère de paix et de prospérité. La démocratie avait définitivement vaincu les dictatures « prolétariennes » et « militaire » de l’Est et apparaissait comme la forme achevée du meilleur gouvernement des hommes. Il y voyait le signe d’une fin de l’histoire en tant que lutte perpétuelle entre les hommes, entre les pays. Selon lui, l’humanité progresse à chaque nouvelle ère, s’appuyant sur les bienfaits de l’ère précédente tout en les améliorant.
Donc, l’histoire apparaît comme un processus permanent et dynamique, même si, il admet qu’à certaines périodes historiques, (les deux guerres mondiales) retardent parfois l’avènement de la paix perpétuelle. En se referant à Hegel, il a dit que les « démocraties ne se font pas la guerre ». Poussant son assertion, il soutient que « Hegel affirme que l’histoire arrive à son terme parce que l’aspiration qui en avait été le moteur-la lutte pour la reconnaissance- n’a plus de raison d’être dans une société caractérisée par la reconnaissance universelle et réciproque ».

L’appétit de l’homme étant satisfait, non seulement il accédait au confort matériel, mais il était assuré de cette reconnaissance et de ce respect que tout individu doit sentir en provenance des autres, donc, de ce sentiment de dignité extrêmement fort qui fonde le pilier de la communauté.

L’avènement de la démocratie pour tous sur la terre, est un puissant moyen d’éviter les conflits entre les hommes. Pour Francis Fukuyama, la démocratie libérale offre des garanties au droit de l’Homme. Elle est le « point final de l’évolution idéologique de l’humanité, la forme finale de tout gouvernement humain ». Le Gouvernement par et pour le peuple : voilà la garantie éternelle contre la guerre ! Et d’ajouter « qu’un peuple libre aspire avant tout à assurer son bien être et non à faire la guerre. Fukuyama exercera de nombreuses pressions sur les Gouvernements des Etats qu’il qualifie de « démocratiques » pour assurer la paix dans le monde. Cette paix c’est la démocratie, et tous les pays qui refusent cette démocratie l’adopteront top ou tard. La vison de Fukuyama reste binaire et simpliste. Elle trace une ligne de fracture qui se caractérise : D’un côté les Etats pos-historiques et de l’autre les Etats antéhistoriques. Autrement dit d’un côté les Etats qui en ont terminé avec l’histoire et la violence, des Etats qui sont en paix entre eux ; et de l’autre, des Etats retardataires, des Etats voyous, des Etats en faillite qui n’ont pas fini de faire la guerre. Toujours en quête de reconnaissance et de dignité, ces Etats stagnent, reste embourbés dans des conflits, suivent des vieux schémas de la puissance qui débouchent toujours sur la guerre entre eux ou contre les Etats post-historiques.

Comment alors éviter les conflits les plus meurtriers et les plus dangereux pour le monde post-historique ? Pour Fukuyama, la meilleure façon d’éviter une telle éventualité est d’étendre la démocratie dans les zones attardées grâce aux bienfaits du libéralisme. Selon lui, le commerce reste l’arme la plus efficace pour faire évoluer ces pays dans le bon sens. Cependant, Fukuyama connaissait les limites de sa thèse. C’est la raison pour laquelle, il précisera que les théories hégéliennes et kantiennes de la paix perpétuelle peuvent échouer malgré le sens de l’histoire. Ensuite, les peuples des démocraties peuvent s’ennuyer, ou se lasser de la paix et décident de retourner dans l’histoire. L’absence de nouveaux défis est un risque réel de retour au passé. D’autant plus que la science et la technologie peuvent s’en mêler en transformant la nature humaine. Cette irruption est difficile à analyser, et Fukuyama reste prudent sur son concept de « fin de l’histoire ».

Il convient d’analyser les limites de la thèse de Francis Fukuyama.

Fukuyama utilise le mot histoire dans son acception philosophique telle que pensée et définie par Marx, Hegel et kant, c’est-à-dire un processus cohérent d’évolution de l’homme. Pour lui, l’homme a atteint le stade ultime de son évolution à travers la démocratie libérale. Est-ce à dire que le genre humain était prédestiné à adopter ce modèle politique ? D’autre part, lorsque Fukuyama considère que c’est le camp occidental qui est sorti victorieux de la longue confrontation idéologique et politique de la période de la guerre froide, où situe-t-il l’URSS et ses anciens alliés du Pacte de Varsovie (essentiellement européens) contre les Etats-Unis et ses alliés, majoritairement européen également ? Cette erreur d’analyse l’a empêché d’anticiper les conflits qui allaient surgir dans les autres parties du monde, notamment en Asie et au Moyen-Orient, et le réveil des nationalismes dans les Balkans.

Ensuite à trop voir la main de l’occident dans la victoire dans ces parties du monde, Fukuyama n’a pas saisi les conséquences de cette « victoire » pour le camp rattaché aux Etats-Unis. Elle entraînait de fait la disparition d’un ennemi commun, faute d’adversaire. Et d’ailleurs les faits ont prouvé que la solidarité du « monde libre » s’est fissurée à plusieurs reprises sur des questions stratégiques comme l’encerclement de la Russie, la guerre en Irak, l’Iran, la Corée du Nord…

Il y’a aussi la diversité qui est source de désaccord et qui a toujours caractérisé le camp occidental. Des divergences sont apparues entre pays partageant les mêmes valeurs démocratiques. Entre les Etats-Unis et l’Europe elles portent sur les modalités politiques des règles de la liberté, mais aussi sur les conventions sociales et économiques. En ignorant de telles divergences, Fukuyama a commis une erreur d’analyse stratégique fondamentale. La fin de l’histoire n’est donc pas arrivée ! Fukuyama a précisé que cette fin de l’histoire s’étalerait dans le temps. « La longue échéance à laquelle je fais allusion pourrait couvrir plusieurs générations, voire des siècles ». Peut-on parler dans ce cas de la fin de l’Histoire ?

On aurait pu suggéré à Fukuyama de parler plutôt de la fin des luttes idéologiques, de l’avènement de l’idéologie de l’économie de marché. Un discours normé auquel adhère la plupart des Gouvernements de la planète, excepté quelques pays. Cela ne signifie pas non que les peuples en acceptent la version ultra-libérale ! Pour ces derniers, la fin de l’histoire n’est pas pour demain. C’est pourquoi, les peuples inscrivent en permanence leur lutte dans le sens du bien-être social, un bien-être que ne peut donner aujourd’hui le système néolibéral.

Samuel Huntington et « le choc des civilisations »
Moins optimiste que Fukuyama dont il a critiqué sans cesse la thèse, Samuel Huntington a proposé une autre vision du monde. Elle n’est pas basée sur une opposition entre Etat démocratique et dictature socialiste ou militaire qui menace la paix. Mais, sur un affrontement entre les civilisations. La fracture entre le monde n’est pas politique, elle est essentiellement civilisationnelle, donc religieuse. Il prédit le « choc des civilisations »
Il définit la civilisation comme « un regroupement culturel » qui forme « la notion la plus large d’identité culturelle dont disposent les hommes pour se distinguer des autres espèces animales ». Enfin, Huntington définit la civilisation comme la « forme la plus pérenne d’association humaine ». Il identifie 8 grandes civilisations qu’il catégorise et identifie comme : Islamique, Confucéenne, Occidentale, japonaise, Orthodoxe, Latino-américaine, Hindoue, Africaine), lesquelles n’ont pas la même vision du monde, ne partagent ni les mêmes modes de pensée ni les mêmes valeurs. Surtout pas celle de la démocratie libérale, contredisant la thèse de Fukuyama selon laquelle l’histoire de l’humanité s’accomplirait dans l’accomplissement de la démocratie libérale. Pour Huntington, ces civilisations sont antagoniques, par conséquent devraient s’affronter pour conquérir le leadership du monde. Les conflits de demain auront lieu principalement aux frontières de ces civilisations.

Et, son livre s’est évertué à démontrer que la civilisation occidentale dominatrice est la principale cible des autres civilisations qui refusent ses valeurs présentées comme universelles. Il craint même de voir naître des alliances entre elles afin d’attaquer l’occident. A l’exemple d’un rapprochement entre les civilisations islamiques et confucéennes. A ce sujet, il dira « qu’un lieu de conflit majeur dans un proche avenir se trouvera entre l’occident et plusieurs Etats islamico-confucéens ».

Samuel Huntington pense que la lecture binaire du monde a été trop vite enterrée par Fukuyama. A la lutte idéologique de la guerre froide entre les camps communiste et capitaliste, il substitue une lutte culturelle entre les civilisations. Il parle du « rideau de velours de la culture » en lieu et place du « rideau de fer de l’idéologie ». Son approche quasi génétique des modes de représentation du monde et des valeurs de ces civilisations implique une telle différence entre elles qu’un consensus est selon lui impossible. Selon lui, jamais, les hommes ne s’accorderont sur les droits de l’homme, l’environnement, la paix… Ces questions trouveront toujours des solutions différentes. De plus, ajoute Huntington, tout dans l’évolution de notre planète pousse les civilisations à se séparer. La mondialisation, l’omnipotence des marchés, l’essor d’internet, le gap technologique, autant de domaines qui, loin de rassembler les hommes, ont tendance à accentuer leur différence. Huntington dans ses démonstrations théoriques s’appuie sur des auteurs qui ont théorisé la complexité du phénomène de la mondialisation : Benjamin Barber et James Roseneau.
Benjamin Barber évoque un « Macc World versus Djihad », tandis que James Roseneau invente le concept de « fragmégration » : les peuples s’intègrent et, simultanément, les cultures se fragmentent. Plus la globalité les menace, plus les hommes ressentent le besoin de revenir à leur racine culturelles ou religieuse ; la tradition, fille de la modernité.

Pour Samuel Huntington, l’alliance de la culture et de la politique se transforme en véritable bombe planétaire à retardement. C’est ainsi qu’il analyse la vigueur des islamistes et autres mouvements du renouveau asiatique. Déstabilisée par ces forces contraires, l’humanité n’est pas prête pour la paix éternelle. Sa thèse qui s’enracine dans une conception purement politico-religieuse a trouvé un grand succès au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis. Elle a donné lieu à la naissance du concept de « guerre préventive » largement développé par les experts du Pentagone et les apologistes du système néolibéral qui a construit et légitimé la guerre contre l’Irak…

S’agissant des critiques de cette vision de Huntington ; elles sont nombreuses dans de nombreux milieux intellectuels et pacifistes d’Europe, des Etats-Unis et d’Afrique, ainsi que dans le mouvement alter mondialiste.

Sa définition de la civilisation repose sur des bases fragiles et dégage quelques relents nauséabonds. Sa catégorisation du monde repose sur des thèses racistes qui partageaient l’humanité entre races supérieures et inférieures. Il souligne dangereusement qu’il serait possible d’évaluer et de juger les civilisations. Une thèse à contre-courant de la vision et de la conception de Claude Lévy Strauss pour qui l’évaluation et la graduation des civilisations sont des inepties. Selon lui, les civilisations sont constituées de différentes cultures, aux influences très larges. Il parle de « coalitions » de cultures, qu’elles se valent toutes, qu’il n’y a pas de bonnes et de mauvaises cultures, et que l’approche morale est inepte car la morale universelle n’existe pas. Chaque culture a « fait son choix », ces choix sont incomparables entre eux » et, ils « se valent »

Samuel développe une pensée largement influencée par Carl Schmitt, philosophe allemand qui a désigné dans les années 30 l’ennemi fondamental du peuple allemand, celui qui souille son sang et son génie : le juif.

Malgré sa dérive fasciste, ce penseur de la politique est souvent cité par les néo conservateurs américains et il est considéré comme le théoricien le plus lucide et le plus radical de la distinction ennemi ami, pivot central de sa philosophie politique. N’est-ce pas lui qui a servi de référence à Georges Bush Junior lorsqu’il parlait de « Guerre de civilisation » après les attentats du 11 septembre 2001 ?

N’est-ce pas lui qui a inspiré Sylvio Berlusconi qui a déclaré en 2001 en Allemagne qu’il croyait profondément en la supériorité de la civilisation occidentale sur la civilisation arabe ? Ces propos qui ont provoqué un concert de protestations et de condamnations l’ont amené plus tard à se rétracter et à exprimer « ses regrets ». N’a-t-il pas inspiré l’ancien Secrétaire d’Etat américain Collin Powell qui a fermement intimé au Président pakistanais Perver Musharaf à choisir son camp, c’est à dire celui du « bien » après le 11 septembre, au risque de revenir à l’âge de la pierre ?

Aujourd’hui, des élites politiques et intellectuels au service des industries de l’armement et du pétrole mènent une entreprise de mystification collective pour « expliquer » et « justifier » les guerres coloniales. Leurs thèses criminelles sont légitimées par des medias, laissant place aux dérives les plus dangereuses pour la paix dans le monde. Parmi les relais de ces apologistes de la guerre, citons le Conseil Américain des administrateurs et anciens étudiants qui a publié en novembre 2001, un rapport consacré « au patriotisme chancelant » de certains intellectuels et professeurs de prestigieuses universités qui se voient quasiment accusés « de haute trahison académique » en refusant de cautionner la lutte contre le terrorisme menée par l’administration Bush Junior.

Fondé en 1995, cette organisation nationale dont les membres sont issus des rangs de quelques 400 collèges et Universités américaines constitue l’un des plus puissants lobbies et sert « d’agent de liaison » entre le secteur de l’éducation, l’administration au pouvoir et l’élite économique et financière du pays. La composition des instances dirigeantes de cette association est sans ambiguïté : Sa fondatrice qui assurait la promotion du rapport auprès de l’opinion publique n’était autre que Lynne Cheney épouse de Dick Cheney ancien Vice-président des Etats-Unis sous Bush Junior. Administratrice de l’industriel de la défense Lockheed Martin entre 1994 et janvier 2001, a été également Directrice d’American Express Funds. Concernant les membres du Conseil d’Administration de l’organisation, on y retrouve l’ancien Secrétaire de l’US Force entre 1979 et 1981 Hans Mark, William Tell Junior ancien Vice-président de Texaco, l’ancien Secrétaire américain à l’éducation William Bennett. Ce dernier est membre d’Empower america, une véritable machine de guerre idéologique proche de l’aile la plus radicale du Parti Républicain. Elle réunit en son sein la fine fleur de l’industrie nord-américaine. Ses Directeurs ont occupé les plus hautes fonctions au sein du complexe militaro-industriel des Etats-Unis. Citons Jack F. Kemp candidat des républicains en 1995 pour la Vice-présidence, Jane Kirkpatrick (ancien membre du cabinet de Reagan et du Conseil National de Sécurité, ancienne ambassadrice à l’ONU).
D’autres clubs privés ou think tank en Europe et aux Etats-Unis organisent la propagande en parfait accord avec les medias. On peut citer l’Institut International pour les Etudes Stratégiques, l’Institut Aspen basé à Berlin….

Sources :
Geoffrey Geuens
« Tous pouvoirs confondus » epo / www.epo.be
Ali Laïdi « Retour de Flamme » essai aux éditions Calmann-Lévy

 


Forum des Peuples 2009 - Badiangara, Mali.
Coalitions des Alternatives Dette et Développement (CAD-Mali)

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